05.04.2009

François Bayrou est un menteur, pour Claude Guéant

Claude Guéant accuse François Bayrou

de "mentir" aux Français :

 

Claude Guéant a accusé dimanche François Bayrou de "mentir" aux Français en réponse aux critiques du président du MoDem contre la politique "d'inégalités" de Nicolas Sarkozy.

"Qu'il arrête de mentir", a lâché le secrétaire général de l'Elysée à propos du centriste lors du "Grand Rendez-vous" sur Europe-1.

Claude Guéant a cité en exemple une phrase de François Bayrou affirmant que le bouclier fiscal étendu en 2007 par la majorité coûtait 16 milliards d'euros. Selon les chiffres communiqués le mois dernier par Bercy, le bouclier fiscal qui permet aux contribuables fortunés de ne pas reverser plus de 50% de leurs revenus à l'Etat a coûté 450 millions d'euros en 2008.

"Il parle souvent de mépris. Est-ce que ce n'est pas le mépris des Français que de leur mentir?", a ajouté le secrétaire général de l'Elysée à propos de M. Bayrou.

Dans un entretien publié samedi par "Le Monde", François Bayrou reproche à Nicolas Sarkozy de conduire "une politique d'inégalités". "Ce n'est pas un accident, c'est son choix initial: concentrer les avantages sur les privilégiés et multiplier les charges sur les classes moyennes. Contrairement à ce qui est dit, on a créé des impôts nouveaux, on a multiplié les charges, franchises médicales, financement du RSA, on les a fait peser sur les classes moyennes, à l'exclusion des plus riches", accuse le "troisième homme" de l'élection présidentielle de 2007.

Lors de la même émission, Claude Guéant a aussi répondu aux propos de Ségolène Royal sur le retour de la France "sous l'ancien Régime". "Quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien régime", déclare dans le "Journal du dimanche" la finaliste de l'élection présidentielle de 2007.

"Je ne vois pas en quoi", a répondu le bras droit de Nicolas Sarkozy, faisant valoir que la réforme de la Constitution adoptée en juillet 2008 rendait le régime "davantage" démocratique. Pour le reste, "le président a été élu avec un programme pour mettre en oeuvre ce programme", a martelé M. Guéant.

Le bras droit de Nicolas Sarkozy a appelé à une unité nationale face à la crise, prenant l'exemple des Etats-Unis. "Dans une situation difficile, plutôt que de renier la portée des efforts faits par ceux qui sont en charge par la volonté des Français, il serait mieux d'essayer de faire en sorte que tout le monde se serre les coudes", a-t-il fait valoir. "La critique est libre, mais un peu plus de considération pour la réalité des efforts ce serait bien". AP

12.12.2008

Est-ce donc çà la justice du fait du Prince?

Je suis tombé ce matin sur un article du Monde, annonçant la grâce possible de Jean Charles Marchiani. Je dois dire que cette histoire de grâce est scandaleuse, surtout lorsque c'est le Président lui même qui avait souhaité mettre fin à cette drôle de coutume républicaine, par laquelle le Chef de l'Etat pouvait discrétionnairement grâcier des détenus le jour de notre fête nationale, le 14 juillet. Pourquoi avoir arrêté le chiffre de 40? Sur quels critères?... Bref notre Roi républicain semble ainsi revenir au bon temps de la justice retenue

Cette année, il revient sa décision de ne plus faire de grâce, en souhaitant en effectuer une à Noël, on a basculé de la grâce républicaine, à la grâce religieuse, les laïcs de notre pays apprécieront!

C'est indigne d'une République, c'est indigne de notre justice, c'est indigne d'un Président de la République.

Qui est Jean Charles Marchiani?

"Préfet du Var de 1995 à 1997 et député européen entre 1999 et 2004, Jean-Charles Marchiani fut l'homme de confiance de Charles Pasqua au ministère de l'intérieur. Condamné à un total de trois ans de prison dans des affaires de corruption et écroué depuis six mois, il dit avoir eu un rôle décisif dans plusieurs affaires de libération d'otages français, dont ceux du Liban dans les années 1980.

Il est jugé depuis octobre dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, où il répond de sommes d'argent que lui aurait versées les vendeurs d'armes. On lui reproche également d'avoir décoré, lorsqu'il était préfet, de l'ordre national du Mérite Arcady Gaydamak, un de ces vendeurs d'armes, présenté comme un financier de la mafia russe dans des notes de la DGSE lues au procès."

Aux Etats-Unis, le Président grâcie les dindes pour "thanks giving", en France on grâcie "les corrompus" pour Noël!

L.M.D.S.

"Le Monde", http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/11/la-grace...

La grâce d'une quarantaine de "détenus méritants" annoncée par Nicolas Sarkozy pour Noël pourrait profiter à Jean-Charles Marchiani, incarcéré depuis mai pour corruption, qui comparaît par ailleurs dans le dossier des ventes d'armes à l'Angola. C'est ce que croit savoir, jeudi 11 décembre, le syndicat CGT-Pénitentiaire. "Cette libération se fera en catimini, à l'ombre de ce qui nous reste de démocratie. La CGT-Pénitentiaire dénonce ces pratiques scandaleuses qui bafouent bien des valeurs à l'heure du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme", déclare le syndicat dans un communiqué.

Le président français a demandé, le 28 novembre dernier, à la ministre de la justice Rachida Dati de lui dresser une liste de 40 détenus jugés méritants susceptibles d'être libérés et, selon la CGT-Pénitentiaire, l'ancien préfet ferait partie du lot. Plusieurs sources au procès de l'"Angolagate" ont de longue date annoncé une possible grâce présidentielle pour Jean-Charles Marchiani avant Noël. La confirmation en avait été faite par l'hebdomadaire Le Point dès le 4 décembre, sans qu'il cite ses sources.

L'ANCIEN PROTÉGÉ DE PASQUA

Le chef de l'Etat souhaite officiellement gracier les personnes ayant montré une "détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins" mais aussi ayant "fait la preuve d'un courage ou d'une solidarité exemplaires". Questionné à plusieurs reprises sur le cas Marchiani, Nicolas Sarkozy avait botté en touche, notamment en mai dernier.

 

01.12.2008

Affaire Clearstream : Dominique de Villepin accuse Nicolas Sarkozy

 

Je vous fais partager pour ceux, qui ne l'auraient pas encore lu, les déclarations de Dominique de Villepin sur notre très cher Président qu'il accuse de tout faire pour qu'il soit le bouc émissaire de l'affaire Clearstream. Comme vous le savez, Dominique de Villepin est homme politique que j'aime beaucoup, et c'est rare que je dise que j'apprécie quelqu'un. Il ne m'étonnerait guère que ce soit le Président actuel qui méne la cabbale envers l'ancien Premier Ministre. Lamentable!

Cet article est paru sur "LE POINT", http://www.lepoint.fr/actualites-politique/affaire-clears...

"Entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, c'est la guerre à ciel ouvert. Le premier accuse clairement le second d'être à l'origine de son renvoi devant le tribunal correctionnel pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream. "Depuis quatre ans, une thèse s'est imposée dans ce dossier, et cette thèse n'est pas neutre, parce qu'elle a été imposée par Nicolas Sarkozy", accuse lundi Dominique de Villepin au micro d'Europe 1. "L'instruction a été partielle et partiale. Elle s'est focalisée sur une rivalité politique qui aurait tourné au réglement de comptes", déclare-t-il par ailleurs dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France . Il se défend de tout lien avec l'ancien directeur des Renseignements généraux Yves Bertrand qui ne soit strictement inhérent à leurs fonctions - "il n'y a jamais eu de cabinet politique, de cabinet noir comme certains l'ont affirmé" -, alors que les révélations se succèdent autour de la publication de ses carnets par Le Point .

L'ancien Premier ministre dénonce aussi un "mélange des genres inacceptable". "Il n'est pas acceptable qu'il puisse y avoir dans notre pays une telle confusion entre les intérêts privés d'une partie civile et la responsabilité publique du président de la République." Il a déjà saisi le Conseil d'État, auquel son avocat a remis un mémoire, pour dénoncer un abus de pouvoir du chef de l'État sur cette procédure pénale, en appuyant la prolongation du juge Henri Pons dans ses fonctions, "dans le seul but de poursuivre l'information dans laquelle il est partie civile, ce qui constituait à l'évidence une violation du principe de l'égalité des armes et, plus largement, du droit au procès équitable".

"Dès l'origine j'ai été désigné comme le bouc émissaire", s'insurge Dominique de Villepin. "Tout s'est mis en place alors pour un véritable lynchage médiatique et judiciaire. Comment aurait-il pu en être autrement dès lors que le plus haut responsable de l'État intervient ouvertement dans le processus ?" L'ex-Premier ministre insiste cependant sur sa détermination : "Il faut que l'on sache que rien de tout cela ne m'impressionne." Interrogé sur la haine que ressentirait Nicolas Sarkozy à son égard, il répond que le chef de l'État "n'a pas caché que cela pouvait être un des moteurs de son comportement. (...) L'emballement auquel nous avons assisté depuis quelques mois n'est pas gratuit."