16.12.2008
Bravo François Baroin, Il y en a encore à l'UMP qui n'ont pas peur!
FRANCOIS BAROIN:" Je m'abstiendrai sur la loi sur l'audiovisuelle"
Par Emmanuel Berretta, sur le site le Point, http://www.lepoint.fr/actualites-medias/francois-baroin-j...
François Baroin est l'un des rares membres de la majorité à avoir clairement pris position contre la nomination du président de France Télévisions par Nicolas Sarkozy. D'après le député UMP et maire de Troyes, c'est "un retour en arrière". Le chef de l'État, qui recevait les députés de la majorité mercredi 10 décembre, lui a répliqué : "C'est un procès d'intention que tu me fais." Dans un entretien accordé au point.fr, François Baroin persiste et signe.
lepoint.fr : Après votre prise position sur la loi audiovisuelle, vous vous êtes fait tancer par Nicolas Sarkozy ?
François Baroin : Non, il ne m'a pas tancé. On se connaît depuis longtemps, avec le Président. Quand il était le porte-parole d'Édouard Balladur, j'étais celui de Jacques Chirac. Donc on s'est accrochés plus d'une fois ! (sourire). Là, en l'occurrence, notre échange était respectueux et sa réponse a été courtoise. Mais vous savez, en m'opposant à la nomination du patron de France Télévisions, je pense rendre service au chef de l'État. Je suis le seul à lui parler franchement. De quoi ont peur mes petits camarades ? Qu'il ne soit pas content ? Au lieu de ça, la gauche monopolise le débat en se faisant passer pour les seuls défenseurs de la liberté de la presse. Des défenseurs de la liberté de la presse, il y en a à droite. Bien sûr, je réagis aussi en ancien journaliste.
lepoint.fr : Comment l'entrevue s'est-elle passée avec le président de la République ?
F. B. : En nous recevant à l'Élysée, il a évoqué, en s'adressant à moi, le fait que Patrick de Carolis avait été désigné par le CSA alors qu'il avait cosigné un livre d'entretien avec Bernadette Chirac. Il voulait démontrer qu'il n'avait pas été nommé par le CSA mais, en vérité, par Jacques Chirac. Mais je tiens à dire que si Jacques Chirac avait proposé de désigner lui-même le président de France Télévisions, je m'y serais opposé de la même façon.
lepoint.fr : Qu'avez-vous répondu à Nicolas Sarkozy ?
F. B. : Je lui ai dit qu'il n'allait pas au bout de sa logique. Soit le CSA est aux ordres, et alors, on n'a pas besoin de son avis qui sera de toute façon "conforme". Dans ce cas-là, il faut le supprimer, ce dont Nicolas Sarkozy est convenu. Ce qui gêne le chef de l'État, ce sont les autorités administratives indépendantes. Il voudrait mettre France Télévisions sur le même pied qu'EDF, la SNCF ou la RATP. Ce n'est pas la même chose. S'agissant d'EDF, c'est la sécurité nucléaire du pays qui est en question. Il est normal que l'État soit aux commandes. Concernant la RATP et la SNCF, là encore, c'est la sécurité de millions de voyageurs qui est engagée. Mais France Télévisions, c'est autre chose. C'est une entreprise de création et d'information. Le CSA est certes une institution imparfaite, mais elle est utile.
lepoint.fr : Peut-être fallait-il tout simplement réformer le CSA ?
F.B. : Bien sûr, on pouvait, par exemple, faire en sorte que les membres du CSA soient désignés par les commissions compétentes des assemblées, et que les auditions des futurs membres soient publiques et diffusées sur les chaînes parlementaires.
lepoint.fr : Voterez-vous le projet de loi audiovisuel finalement ?
F.B. : Je m'abstiendrai sur l'ensemble du texte. Je n'ai pas de problème particulier avec la suppression de la publicité. J'adhère à l'idée d'une entreprise unique pour France Télévisions. C'est vrai que ça finissait par ressembler à des poupées russes. Mais cette réforme ne me paraît pas opportune.
lepoint.fr : Pensez-vous que le financement de France Télévisions soit pérenne ?
F.B. : Nous sommes dans le cadre d'un budget annualisé. Donc, pour la première année, pas de problème, l'État garantit 450 millions d'euros. Maintenant, qu'en sera-t-il en 2010, 2011... ? J'ai cru comprendre que Gilles Carrez, le rapporteur général de la commission des finances, exprimait des réserves. Disons que je pense que Nicolas Sarkozy tiendra parole et versera les 450 millions d'euros promis pendant trois ans. Mais on sait ce qu'il en est des lois de programmation militaire quinquennales. Elles sont révisées au bout de deux ans. C'est comme le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, au bout d'un moment, on supprime des choses...
lepoint.fr : L'augmentation de la redevance n'était-elle pas la meilleure source de financement de France Télévisions ?
F.B. : Logiquement, c'est la meilleure. En pratique, vu la conjoncture, c'est injouable. On aurait dû reporter la réforme de l'audiovisuelle à des jours meilleurs, le temps de sortir de la crise.
18:36 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : baroin, ump, audiovisuel
Une taxe sur Internet votée par les députés... en attendant les suivantes!
Et voilà, c'est fait, pour financer le projet de loi sur l'audiovisuel, l'Assemblée Nationale a adopté la taxation de 0,9% du chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunication. En attendant, la réponse prochaine du Conseil Constitutionnel, les opérateurs ont déjà menacé de répercuter cette taxe, donc en la répurtant sur les consommateurs, à savoir chacun d'entre nous.
Je vous en laisse juge et vous renvois à mon précédent post sur ce sujet.
Je vous invite à lire l'anayse ci contre d'Arnaud Devillard, sur le site www.01net.com, le 16/12/2008.
"Cela n'a pas été sans mal, et ce n'est pas terminé, mais l'Assemblée nationale a fini par voter en première lecture l'article de la loi sur la réforme du service public de l'audiovisuel qui impose une taxe sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet.
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2008, 26 députés de la majorité UMP ont réussi à faire passer le fameux article 21 ponctionnant 0,9 % du chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunication pour financer l'audiovisuel public lorsque ce dernier sera privé de publicité. Des élus socialistes, verts, communistes ont voté contre mais ils n'étaient que 19. Ceux du Nouveau Centre, d'habitude ralliés à la majorité, ne se sont pas prononcés.
Dans les secteurs des télécommunications et d'Internet, l'hostilité à cette mesure prévaut depuis qu'elle a été annoncée il y a un an. Les opérateurs ont clairement fait savoir que toute taxe aurait pour conséquence une augmentation du tarif des abonnements. C'est la position de Free comme de SFR. La Fédération française des télécommunications (FFT) le rappelait encore à la fin novembre, d'autant plus agacée par le sujet que les députés ont fini par « réduire de moitié la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées », soit une contribution passée de 3 % à 1,5 %.
Une taxe inconstitutionnelle ?
Cela dit, la plupart des acteurs attendent la fin du cycle parlementaire pour voir ce qu'il adviendra au final de cette taxe. Le projet de loi doit encore passer devant les sénateurs, puis revenir dans chacune des deux assemblées pour une nouvelle lecture. Avant, éventuellement, de passer devant le Conseil constitutionnel. « On ne s'est pas bagarré plus que cela car on pense depuis le début que cette taxe n'est pas constitutionnelle, explique-t-on à la FFT. On attend de voir et on compte sur les sénateurs. Mais il y a un paradoxe à vouloir développer Internet [via le plan Besson France Numérique 2012, NDLR] et le brider par cette taxe. »
C'est également l'avis du collectif de réflexion Renaissance numérique, qui regroupe des universitaires, des consultants, des sociétés comme Google, Cashstore.fr, Lagardère Interactive, Médiamétrie, MySpace, PriceMinister... « Le numérique est un secteur dynamique qui crée des emplois ; au lieu de les taxer, il faut favoriser les secteurs de demain, estime Christine Balagué, vice-présidente de Renaissance numérique. On est déjà très étonné qu'il n'y ait rien sur le développement par le numérique dans le plan de relance de l'économie [présenté par le Président de la République, NDLR]. »
Au-delà de cette taxe sur les FAI, d'autres mesures contestées par le secteur figurent dans la loi et s'apprêtent à être débattues en séance. Comme la taxe, encore une, visant les sites Web communautaires (Dailymotion, YouTube, MySpace, Kewego...), jugés en concurrence avec les services audiovisuels à la demande des chaînes. Elle est prévue par l'amendement 844, présenté par le député UMP Frédéric Lefebvre. Ce dernier envisage également de faire réguler ces sites par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.
« Les trafiquants d'armes [...] et les proxénètes ont trouvé refuge sur le Net »
Ces dispositions ont fait l'objet de débats houleux en commission lundi soir. « Comme il [le CSA] le fait avec tous les diffuseurs, il faut qu'il ait les moyens de contraindre les entreprises d'acheter ou de participer au financement des contenus grâce auxquels elles créent de la valeur sur Internet. Cette participation financière [...] devrait être proportionnelle à la part de ces contenus dans la création de valeur ajoutée », a défendu Frédéric Lefebvre. Le même estimant aussi que « Les trafiquants d'armes, de médicaments ou d'objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid » ...
A priori , le contrôle par le CSA fera finalement l'objet d'un amendement à part débattu dans le cadre du projet de loi Création et Internet. La taxation de Dailymotion et consorts est plus nébuleuse. La ministre de la Culture s'est dite favorable à la création d'un groupe de travail avec les sites concernés pour « réfléchir au meilleur moyen de contribuer au financement de la création ».
Mais à la fin du mois de novembre, déjà, l'Association des services Internet communautaires (Dailymotion, Google, Microsoft, Kewego, MySpace, Wikimedia...) expliquait dans un communiqué que « taxer Internet irait à contre-courant de l'évolution des usages et de la rationalité économique ». Elle dénonçait une « vision rétrograde d'Internet [mettant] en péril le développement d'un modèle de gratuité pour l'utilisateur ». Le groupe de travail ne part pas forcément du bon pied."
18:30 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, député, audiovisuel, ump, ps
27.11.2008
NON A LA TAXATION DES SUPPORTS DE PARTAGE VIDEOS dans le projet de loi sur l'audiovisuel
En ce moment est discuté au Parlement, le projet de loi de suppression de la publicité sur les chaînes publiques du groupe France Télévision. La suppression de la publicité engendrera un manque à gagner pours les chaînes du groupe France Télévision de l’ordre de 1 milliards d’euros environ. Ce manque à gagner devra d’une certaine manière être compensée par l’Etat qui a promis une enveloppe. Mais il faut bien trouver les moyens nécessaires au financement des chaînes publiques et malheureusement il semblerait une fois de plus que ce soit les contribuables et donc l’ensemble des citoyens français qui vont de voir payer la facture d’une promesse électorale faite pour quelques amis de notre cher Président.
De vous à moi, est ce que la suppression de la publicité à la TV était réellement indispensable en cette période de crise ? Etait-ce réellement une priorité au moment où beaucoup d’entre nous se demandent comment finir les fins de mois ?
N’y a-t-il pas d’autres problèmes à régler avant ? Le pouvoir d’achat, les discriminations, les atteintes aux droits de l’Homme dans notre propre pays, la crise financière, le minimum vieillesse et j’en passe !
Soyons sérieux, la publicité sur France Télévision était-elle réellement une gêne ? Sachant que les programmes culturels ou même les films n’étaient absolument pas coupés en deux ou en trois coupures publicités comme c’est le cas sur la première ou la sixième chaîne nationale.
Aujourd’hui, pour financer cette promesse électorale fantaisiste et capricieuse, on essaye de trouver des moyens de financement, qui prêteraient à rire s’il ne s’agissait pas une fois de plus de créer une taxe que les opérateurs multimédias et les citoyens devront payer. En ce sens le député et porte-parole de l’UMP Mr Lefebvre a déposé un amendement, visant à taxer le dépôt de vidéos sur les sites tels que Daily motion, Youtube,… Ainsi par exemple si vous voulez mettre une vidéo sur internet de vos dernières vacances ou de l’anniversaire de votre fille, il vous en coutera quelques euros. Taxer les sites de partages pour financer la création télévisuelle française, non mais de qui se moque-on ?
Internet est un puissant vecteur culturel et de création artistique, en le taxant on essaye de remettre la création artistique entre les mains des systèmes établis (télévision, studios,…) qui ont prouvé leur insuffisance dans un monde globalisé, et surtout leur manque de créativité surtout en France.
Cet amendement est contre productif et surtout montre une vision arriérée que l’on peut avoir d’Internet, mais au-delà de la culture.
Le même Lefebvre propose que soient étendus les pouvoirs du CSA, quant au contrôle du contenu d’Internet et de lui donner les moyens de le faire afin de protéger les personnes les plus vulnérables quant à son contenu. Au-delà d’avoir encore un espace de liberté contrôlé, on demande à la loi et à une autorité administrative qui n’a d’indépendante que l’adjectif de se substituer aux devoirs de vigilances et d’éducation des parents, en les déresponsabilisant encore plus. Sachant qu’il existe les contrôles parentaux à code qui semblent avoir prouvé leur efficacité. Comme le disait Benjamin Franklin, « une société qui sacrifie un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux ».
D’autant que ces dispositions sont en totale contradiction avec le droit communautaire et notamment la directive «services de médias audiovisuels », qui est transposée en France, ce qui nous assure une condamnation des instances européennes pour non respect des dispositions communautaires et la loi sera inopérante.
Enfin, ce qui a de gênant dans cette histoire, c’est la nomination du Président du groupe France Télévision directement par le Président de la République , ce qui semble être en contradiction avec la volonté qui a été affichée de faire confirmer par le Parlement les postes de hauts fonctionnaires, ce qui représente une garantie de contrôle, enfin cette nomination est dangereuse dans la mesure où elle remet en cause pour les prochaines présidentielles la certaine indépendance éditoriales des chaînes publiques quant aux traitements de l’information et rend suspecte ainsi une télévision d’Etat qui ferait campagne pour le Président sortant. Le Président du Groupe France Télévision aura –il ce devoir d’ingratitude par rapport à celui qui l’a nommé, sans risquer de se voir être mis à la porte ?
C’est une erreur majeure, et montre que notre pays s’enfonce de plus en plus dans la clownerie berlusconienne, quelque chose de fasciste, d’un autre temps.
L.M.D.S
PS/ Signez la pétition
13:34 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dailymotion, youtube, ump, lefebvre, taxe, audiovisuel












