« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »

22.04.2008

Olivier Ferrand et Virginie Barre, déclarés "inéligilble" par le Conseil Constitutionnel

J’ai appris ce week-end par une amie, mais aussi après vérification sur le site officiel du Conseil Constitutionnel qu’Olivier Ferrand et Virginie Barre avaient été déclarés inéligibles par le Conseil Constitutionnel pour non respect des règles relatives aux comptes de campagne. Ceci pour les législatives de 2007.

Cette inéligibilité de 1 an à compter du 17 Avril 2008, ne les obligeant pas à démissionner de leur mandat respectif, ils ne peuvent tout simplement pas se présenter s'il y a dans les un an, une "législative anticipée".

Olivier Ferrand, je m’en fous un peu, mais je témoigne ma sympathie à Virginie Barre.

L.M.D.S

 

 

PS/ Les décisions du Conseil Constitutionnel:

 

O.F.: http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2008/20074...

V.B.: http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2008/20074...

 

13.04.2008

DANGEREUSES DERIVES DANS LE SUD OUEST

 

Je ne reviendrais pas sur « l’affaire des chaussettes » de Perpignan, qui au-delà de nous avoir fait passer pour des crétins aux yeux de la France , montre aussi un regard froid et dur mais tellement réaliste de notre société du grand sud-ouest. Après Perpignan, on parle de Carcassone,...No Comment!

Je dois aussi dire en guise de préliminaires qu’aussi bête, qu’aussi vicieuse, qu’aussi malsaine l’attitude du président du bureau de vote, en tant que juriste je me dois de respecter un principe qui est important dans notre droit, celui de la présomption d’innocence, qui suppose que « tout individu est présumé innocent avant d’avoir été jugé coupable », quelque soit la gravité des fautes et des faits dont on sait qu’ils ne peuvent être discutables.

Mais cette affaire me gêne et me trouble dans ma conscience de citoyen et de démocrate.

« L’affaire des chaussettes » - dont il appartient maintenant à la justice d’en faire toute la lumière et à elle seule, l’heure de la responsabilité politique ne correspondant jamais à l’heure de la responsabilité juridique ou alors rarement- montre sous une autre lumière les comportements dangereux et malsains de certains hommes politiques et de leurs gardes rapprochées, que cautionne bon nombre de citoyens.

Vous savez j’en ai vu des hommes et des femmes, des jeunes et moins jeunes, prêts à vendre leur âme au diable, prêts à vendre leur conscience politique et démocrate au plus offrant en échange de service rendu.

Il est troublant de noter qu’aujourd’hui beaucoup d’individus voulant entrer en politique ou milite dans un parti non pas par conviction ou par adhésion à un projet ou à des idées, mais parce qu’ils attendent en retour un poste dans une structure, un prêté pour un rendu, logique dans un système où tout s’achète et tout se vend même la conscience.

Ils se placent de facto dans une situation d’inféodation vis-à-vis de l’homme politique qu’ils entendent servir.

De ce fait, ces serfs du XXIe siècle, sont prêts à tout et prendre n’importe quels risques pour servir leur seigneur politique, ils s’estiment intouchable car ils se pensent protéger du seigneur qui leur rend certes souvent très bien mais peut être pas au point qu’eux même se mettent en danger.

Vous vous demandez certainement où je veux en venir ? c’est très simple,  notre département et je pense  l’ensemble du grand-ouest souffre d’un retour à un féodalisme postmoderne, il y a quelque de chose de malsain depuis quelques temps, une sorte de dérive mafieuse, où le commun des mortels se croit intouchable, pour ne pas dire qu’ils s’estiment touchés par la main de Dieu, où être parvenu c’est être « in », à la mode, tandis qu'avoir un minimum de conscience c’est être un « has been ».

Ces individus, vous les connaissez comme moi, bien entendu, mais si ces individus sont là, c’est parce qu’il existe un bon nombre de citoyens pour voter pour eux.

Nous avons les hommes politiques que nous méritons !

Pendant que cette noblesse de bas-étage, ces mafiosos de poche copulent, s’empiffrent, s’autocongratulent en vase clos, aidés dans leurs vices et leur avidités par les initiés et autres pantins sans conscience, le peuple lui souffre, le citoyen lambda lui cherche sa vie, son bonheur, sa joie, sa raison, espérant des jours meilleurs sans tomber dans les travers des pantins sans cervelle, mais au final il sait que l’amélioration de leur niveau de vie passe par la case « pantin sans cervelle ».

Je n’entends donner de leçon à personne, mais par contre je m’arroge le droit de dire qu’ensuite il ne faut pas se plaindre. Qui ne dit « mot » consent !

 

La démocratie et la République deux notions complémentaires et pourtant différentes supposent à un moment donné que soit défini et préserver un intérêt supérieur,  un intérêt humaniste, chose que malheureusement on a oublié ici.

Nous pouvons renvoyer dos à dos tout le monde et au final les donneurs de leçon d’aujourd’hui, ceux qui crient au scandales, n’ont-ils pas été un jour eux même, seigneur politique, un serf parvenu, un  pantin sans cervelle  ? Et ceux qui sont aujourd'hui victime d'un retour de bâton, juste ou non, ne le méritent-ils pas? Ils peuvent se la "jouer" père fouetard ou vierge éffarouchée et tourmentée, en tout cas mise à part quelques uns, ils n’ont jamais été citoyen lambda.

 

« L’affaire des chaussettes », nous en sommes collectivement responsable !

L.M.D.S.

PS/ Confucius disait :" l'honnête homme est exigent envers lui même, l'homme vulgaire envers autrui"

08.04.2008

LA CRISE DES FINANCES PUBLIQUES

JE VOUS PROPOSE CET ARTICLE DE CHRISTIAN ST-ETIENNE CONCERNANT LES FINANCES PUBLIQUES EN FRANCE EN 2008,

BONNE LECTURE!

L.M.D.S.

 

"Le déficit public a atteint 2,7% du PIB en 2007 et la dette publique 64,2% du PIB fin 2007. La croissance économique devrait être de l’ordre de 1,7% du PIB pour 2008 et le déficit public 2008 devrait vraisemblablement atteindre 2,8% du PIB.
Le point de vue de Christian Saint-Etienne 1, Professeur des Universités, Membre du Conseil d’Analyse Economique.


La crise des finances publiques doit s’analyser dans un contexte de crise d’offre, c’est-à-dire au moment où nos entreprises perdent massivement des parts de marché à l’exportation et sur le marché intérieur (la part des importations de biens et services dans la demande finale est passée de 18,5% en 1997 à 24,5% en 2007), et de mauvaise efficacité de la dépense publique, maintenir un niveau élevé de déficit public est une erreur grave. Car le déficit public ne correspond pas à des dépenses d’avenir (R&D, enseignement supérieur et investissement public)2 , mais résulte de la dérive des dépenses sociales et de l’incapacité du pouvoir politique depuis 25 ans à rationaliser des structures publiques enchevêtrées et à améliorer la productivité de la sphère publique. Dans un tel contexte, le maintien d’un niveau élevé de déficit public, loin de soutenir la demande intérieure, contribue à entretenir un niveau élevé de déficit commercial extérieur et alimente une perte de crédibilité dans les capacités de rebond de la France.

Le gouvernement a lancé le 20 juin 2007 une ambitieuse réforme de l’Etat dans le cadre d’un processus intitulé "revue générale des politiques publiques" (RGPP). L’objectif est d’aboutir à un Etat plus efficace, avec des fonctionnaires moins nombreux mais mieux payés, et des "usagers" plus satisfaits. Les premières orientations de la RGPP ont été arrêtées le 12 décembre 2007 lors du premier "conseil de modernisation des politiques publiques".
La RGPP vise à organiser un véritable re-engineering de l’organisation de l’Etat. Les nouvelles orientations opérationnelles de l’action publique ont été présentées le 4 avril. Environ 140 mesures doivent contribuer à réduire la dépense publique de plus de 7 milliards d’euros à l’horizon 2001 (non remplacement d’un fonctionnaire d’Etat sur deux partant à la retraite hors Education nationale, réorganisation des services de l’Etat et des armées, abaissement des plafonds donnant droit à un logement HLM., etc.).
Cette rationalisation des dépenses ne doit pas être confondue avec les nécessaires réformes structurelles (retraite, santé, éducation, fiscalité) et ne réduira que marginalement le déficit public prévisible en 2008 et 2009.

Ceci étant, les deux principaux personnages de l’Etat ont désormais parfaitement posé le diagnostic de nos maux en déclarant, en septembre et décembre 2007, pour le Premier ministre, que "l’Etat est en faillite" et, pour le président de la République, qu’il faut "réduire la dépense publique d’au moins 150 milliards d’euros".
Sur la base de ce diagnostic pertinent, il faut rétablir rapidement l’équilibre des finances publiques en conduisant les réformes structurelles et en engageant les collectivités locales dans le processus d’optimisation de l’action publique. "

 

1Christian Saint-Etienne vient de publier La France est-elle en faillite ? Quinze propositions pour en sortir, chez Bourin Editeur. 
2 Elles restent limités à 5,2% du PIB depuis plusieurs années (sur les 53,5% du PIB de dépense publique).

Toutes les notes