« LA CRISE DES FINANCES PUBLIQUES | Page d'accueil | Olivier Ferrand et Virginie Barre, déclarés "inéligilble" par le Conseil Constitutionnel »
13.04.2008
DANGEREUSES DERIVES DANS LE SUD OUEST
Je ne reviendrais pas sur « l’affaire des chaussettes » de Perpignan, qui au-delà de nous avoir fait passer pour des crétins aux yeux de la France , montre aussi un regard froid et dur mais tellement réaliste de notre société du grand sud-ouest. Après Perpignan, on parle de Carcassone,...No Comment!
Je dois aussi dire en guise de préliminaires qu’aussi bête, qu’aussi vicieuse, qu’aussi malsaine l’attitude du président du bureau de vote, en tant que juriste je me dois de respecter un principe qui est important dans notre droit, celui de la présomption d’innocence, qui suppose que « tout individu est présumé innocent avant d’avoir été jugé coupable », quelque soit la gravité des fautes et des faits dont on sait qu’ils ne peuvent être discutables.
Mais cette affaire me gêne et me trouble dans ma conscience de citoyen et de démocrate.
« L’affaire des chaussettes » - dont il appartient maintenant à la justice d’en faire toute la lumière et à elle seule, l’heure de la responsabilité politique ne correspondant jamais à l’heure de la responsabilité juridique ou alors rarement- montre sous une autre lumière les comportements dangereux et malsains de certains hommes politiques et de leurs gardes rapprochées, que cautionne bon nombre de citoyens.
Vous savez j’en ai vu des hommes et des femmes, des jeunes et moins jeunes, prêts à vendre leur âme au diable, prêts à vendre leur conscience politique et démocrate au plus offrant en échange de service rendu.
Il est troublant de noter qu’aujourd’hui beaucoup d’individus voulant entrer en politique ou milite dans un parti non pas par conviction ou par adhésion à un projet ou à des idées, mais parce qu’ils attendent en retour un poste dans une structure, un prêté pour un rendu, logique dans un système où tout s’achète et tout se vend même la conscience.
Ils se placent de facto dans une situation d’inféodation vis-à-vis de l’homme politique qu’ils entendent servir.
De ce fait, ces serfs du XXIe siècle, sont prêts à tout et prendre n’importe quels risques pour servir leur seigneur politique, ils s’estiment intouchable car ils se pensent protéger du seigneur qui leur rend certes souvent très bien mais peut être pas au point qu’eux même se mettent en danger.
Vous vous demandez certainement où je veux en venir ? c’est très simple, notre département et je pense l’ensemble du grand-ouest souffre d’un retour à un féodalisme postmoderne, il y a quelque de chose de malsain depuis quelques temps, une sorte de dérive mafieuse, où le commun des mortels se croit intouchable, pour ne pas dire qu’ils s’estiment touchés par la main de Dieu, où être parvenu c’est être « in », à la mode, tandis qu'avoir un minimum de conscience c’est être un « has been ».
Ces individus, vous les connaissez comme moi, bien entendu, mais si ces individus sont là, c’est parce qu’il existe un bon nombre de citoyens pour voter pour eux.
Nous avons les hommes politiques que nous méritons !
Pendant que cette noblesse de bas-étage, ces mafiosos de poche copulent, s’empiffrent, s’autocongratulent en vase clos, aidés dans leurs vices et leur avidités par les initiés et autres pantins sans conscience, le peuple lui souffre, le citoyen lambda lui cherche sa vie, son bonheur, sa joie, sa raison, espérant des jours meilleurs sans tomber dans les travers des pantins sans cervelle, mais au final il sait que l’amélioration de leur niveau de vie passe par la case « pantin sans cervelle ».
Je n’entends donner de leçon à personne, mais par contre je m’arroge le droit de dire qu’ensuite il ne faut pas se plaindre. Qui ne dit « mot » consent !
La démocratie et la République deux notions complémentaires et pourtant différentes supposent à un moment donné que soit défini et préserver un intérêt supérieur, un intérêt humaniste, chose que malheureusement on a oublié ici.
Nous pouvons renvoyer dos à dos tout le monde et au final les donneurs de leçon d’aujourd’hui, ceux qui crient au scandales, n’ont-ils pas été un jour eux même, seigneur politique, un serf parvenu, un pantin sans cervelle ? Et ceux qui sont aujourd'hui victime d'un retour de bâton, juste ou non, ne le méritent-ils pas? Ils peuvent se la "jouer" père fouetard ou vierge éffarouchée et tourmentée, en tout cas mise à part quelques uns, ils n’ont jamais été citoyen lambda.
« L’affaire des chaussettes », nous en sommes collectivement responsable !
L.M.D.S.
PS/ Confucius disait :" l'honnête homme est exigent envers lui même, l'homme vulgaire envers autrui"
19:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : perpignan, chaussette, politique
















Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://loicmendes.hautetfort.com/trackback/1562473
Ecrire un commentaire